
Trois textes publiés le 25 août 2026 — un décret et deux arrêtés — sont entrés en application le 1er septembre. Ils resserrent sensiblement les conditions d’accès à MaPrimeRénov’ et modifient plusieurs règles du dispositif CEE, notamment pour les projets de rénovation d’ampleur. Voici ce qu’il faut retenir si vous envisagez des travaux dans les mois qui viennent.
Le parcours « par geste » nettement restreint
C’est le changement le plus marquant : MaPrimeRénov’ ne finance plus, depuis le 1er septembre, les travaux réalisés « par geste » (c’est-à-dire un seul type de travaux, sans passer par un parcours de rénovation globale) sur toute une série d’équipements — solaire thermique pour le chauffage ou l’eau chaude, chauffe-eau thermodynamique, ventilation, isolation, ou encore chauffage indépendant au bois/biomasse.
Ces équipements restent éligibles à l’éco-PTZ (le prêt à taux zéro), mais ce n’est plus une subvention : il faudra rembourser. Seuls les logements classés F ou G au DPE conservent un accès aux gestes de travaux restants, et ce jusqu’au 31 décembre 2027. L’obligation de fournir un DPE pour ces travaux a par ailleurs été repoussée d’un an, au 1er janvier 2028.
La rénovation d’ampleur recentrée sur les passoires thermiques
Pour les projets de rénovation globale (« Parcours accompagné »), plusieurs conditions se durcissent :
- Les logements éligibles sont désormais recentrés sur les classes énergétiques E à G.
- Pour une maison individuelle, le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire doivent être totalement décarbonés après travaux pour rester éligibles à la fiche CEE correspondante — plus question de conserver un appoint fossile.
- Un logement conservant un système de chauffage utilisant, même partiellement, un combustible fossile n’est en principe plus éligible, sauf raccordement à un réseau de chaleur majoritairement renouvelable.
- La règle de cumul des CEE entre une rénovation globale et des opérations de même nature a également changé : elle tient désormais compte de la date d’achèvement des travaux.
Des bonifications CEE renforcées pour le solaire thermique
Si le solaire thermique sort du financement MaPrimeRénov’ par geste, le dispositif CEE compense en partie avec de nouvelles bonifications sur plusieurs fiches (chauffe-eau solaire individuel, chauffe-eau thermodynamique, systèmes photovoltaïques et thermiques combinés). Les coefficients grimpent jusqu’à x5 pour les ménages modestes et x4 pour les autres ménages, à condition que l’opération n’installe ni ne conserve d’équipement pouvant fonctionner aux combustibles fossiles.
Ce que cela signifie pour votre projet
Concrètement, si vous envisagiez de faire poser des panneaux solaires thermiques ou de remplacer votre ballon d’eau chaude « au coup par coup », l’aide MaPrimeRénov’ classique n’est plus disponible pour ce type de geste isolé (sauf logement F/G jusqu’à fin 2027) — mais une prime CEE bonifiée peut encore compenser une partie du coût. À l’inverse, si votre projet s’inscrit dans une rénovation globale, il faudra désormais viser une sortie complète des énergies fossiles pour rester éligible aux meilleures aides.
Ces changements rendent le montage des dossiers plus technique : le bon calcul entre MaPrimeRénov’, éco-PTZ et primes CEE dépend désormais davantage du type de logement, de sa classe énergétique et de la nature exacte des travaux envisagés.
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Chez Energius, nous étudions chaque dossier au cas par cas pour identifier le meilleur montage financier possible compte tenu de ces nouvelles règles. N’hésitez pas à nous contacter pour une estimation de votre projet de rénovation énergétique.