Pompe à chaleur air/eau pour serres

SOMMAIRE

Faites des économies d’énergie et modernisez le chauffage de vos serres

Vous chauffez vos serres au fioul ou au gaz ? Une pompe à chaleur air/eau pour serres utilise la chaleur de l’air extérieur pour chauffer l’eau du réseau et réduire le recours aux combustibles. Associée à un stockage d’eau chaude et à une gestion climatique adaptée, elle vise à diminuer les consommations et à mieux maîtriser les dépenses de chauffage.

ENERGIUS accompagne les exploitants maraîchers et horticoles dans l’étude du projet et sa valorisation au titre des Certificats d’Économies d’Énergie, selon la fiche AGRI-TH-108. L’éligibilité, les économies et le financement sont évalués pour chaque exploitation, avant engagement des travaux.

Pourquoi installer une PAC air/eau pour chauffer vos serres ?

Le chauffage représente un poste sensible pour les exploitations sous serre. La performance du générateur, la température de l’eau, les besoins des cultures et les horaires influencent directement les consommations.

  • Réduire l’énergie achetée pour produire la chaleur : la PAC associe l’électricité à une énergie puisée dans l’air extérieur. Son intérêt s’évalue sur la saison de chauffe, selon le climat et le régime du réseau.
  • Limiter les consommations inutiles : le pilotage climatique adapte le chauffage aux consignes, aux périodes jour/nuit et à la météo.
  • Moderniser l’exploitation : production de chaleur, stockage et régulation sont dimensionnés ensemble pour les blocs concernés.
  • Valoriser le réseau existant : canalisations et émetteurs peuvent être réutilisés si leur état, leurs températures et leurs débits sont compatibles.
  • Alléger l’investissement : une prime CEE peut contribuer au financement d’une opération conforme.

Une baisse de consommation ne se traduit pas automatiquement par la même baisse de facture. Les économies en euros dépendent aussi des tarifs, des abonnements, des auxiliaires et de la maintenance. Elles sont comparées au coût complet du chauffage actuel.

Comment fonctionne le chauffage des serres par PAC ?

  1. Produire : les PAC air/eau électriques captent la chaleur de l’air extérieur et réchauffent l’eau du circuit.
  2. Stocker : un ballon isolé, classique ou open buffer, reçoit la chaleur et participe à sa gestion.
  3. Distribuer : le réseau hydraulique dessert les émetteurs des blocs de serres ; l’eau refroidie revient vers l’installation.
  4. Piloter : l’ordinateur climatique coordonne chauffage, stockage, ventilation et ouvrants à partir des mesures intérieures et météorologiques.

L’étude examine la puissance disponible par temps froid, les besoins jour/nuit, le régime d’eau et l’organisation du site. L’implantation des PAC, le volume de stockage, les accès de maintenance et le raccordement électrique font partie du projet.

Quelles serres sont concernées par AGRI-TH-108 ?

La fiche concerne les serres maraîchères ou horticoles, neuves ou existantes. Elle vise le remplacement total des chaudières à combustible, la création d’un site chauffé ou l’extension d’un site existant avec un besoin supplémentaire de chauffage.

Plusieurs blocs peuvent être desservis par le même système. Aucune surface minimale n’est imposée par serre : les caractéristiques de chaque bloc, de l’installation et du site déterminent l’éligibilité.

  • Un réseau hydraulique de chauffage est nécessaire.
  • La consigne minimale est de 12 °C pour les tomates et concombres, et de 8 °C pour les autres cultures, pendant la période de culture comprise entre novembre et avril.
  • La couverture doit disposer d’une isolation prévue par le texte : double paroi gonflable, double vitrage, double paroi verre–ETFE ou double paroi ETFE, polycarbonate alvéolaire, simple paroi verre avec écran thermique, simple paroi verre à faible émissivité avec écran thermique, ou multichapelle simple paroi avec écran thermique.

Le périmètre est étudié à l’échelle de l’unité de production et des parcelles concernées. Une conversion partielle laissant fonctionner une chaufferie à combustible sur le même site ne doit pas être présumée éligible.

Les conditions techniques à anticiper

  • PAC neuves, fixes et air/eau : chaque machine doit atteindre au moins 300 kW thermiques nominaux. Plusieurs petites machines totalisant 300 kW ne suffisent pas. Les PAC eau/eau et hybrides gaz/électricité sont exclues de cette fiche.
  • Performances : jusqu’à 400 kW inclus par machine, ETAS minimal de 126 % en basse température ou 111 % en moyenne/haute température, hors régulation. Au-delà de 400 kW, COP minimal de 3,4 selon EN 14511-2, à 35 °C en sortie d’eau. Le régime d’application et les valeurs sont justifiés dans l’étude et les documents techniques.
  • Électrification totale du chauffage : remplacement des chaudières à combustible, hors éventuel secours strictement encadré. Le système est destiné au chauffage.
  • Électricité : alimentation par le réseau public, éventuellement complétée par du photovoltaïque. La puissance souscrite doit être strictement supérieure à la somme des puissances thermiques nominales des PAC. La faisabilité du raccordement est donc essentielle.
  • Stockage : ballon isolé, relié hydrauliquement aux PAC, pour une durée d’au moins une heure, d’au moins 150 m³ par hectare de surface retenue pour les CEE (Smin), piloté et équipé de capteurs de remplissage.
  • Gestion climatique : régulation température/humidité jour et nuit, commande du chauffage, du stockage, de la ventilation et des ouvrants ; station météo mesurant température extérieure, rayonnement solaire et vent, et module d’intégration de température.
  • Mesures : moyennes quotidiennes, au minimum de température intérieure, enregistrements conservés six ans et transmissibles sur demande.

Pour une PAC jusqu’à 400 kW, la puissance réglementaire est le Prated en climat moyen selon l’application. Une puissance commerciale annoncée à un seul point de fonctionnement ne suffit pas. L’application basse température correspond à un départ d’eau de dimensionnement ≤ 35 °C (ETAS à 35 °C) ; au-delà, l’ETAS à 55 °C est retenu.

Secours à combustible : sa conservation est limitée au secours en cas d’indisponibilité des PAC. Elle impose consignation hydraulique, combustible et électrique, remise en service manuelle, procédure écrite, comptage dédié et conservation des relevés six ans. Deux plafonds s’appliquent simultanément : 500 heures/an maximum et une consommation d’énergie finale ≤ 12 % de celle du système de PAC concerné. Un appoint courant au fioul ou au gaz n’est pas compatible.

Prime CEE pour PAC de serre : quel financement ?

Le montant de la prime dépend notamment du type de serre, de la surface retenue, de la puissance et des performances des machines, ainsi que des conditions de valorisation proposées par le porteur CEE.

L’aide et le reste à charge sont établis sur dossier et sur devis. Une prise en charge intégrale n’est pas automatique et ne peut pas être déduite du seul arrêté. Raccordement électrique, adaptations du réseau et autres frais annexes doivent être identifiés dans le budget.

La surface valorisable est plafonnée : Smin = minimum entre la surface chauffée et 20 × P pour le maraîchage, ou 18 × P pour l’horticulture, avec P en kW thermiques nominaux. En parallèle, les puissances s’additionnent ; en série, seule la dernière PAC alimentant directement la distribution est valorisée. Des machines de classes différentes conduisent à retenir le coefficient CEE par m² le plus faible. Ces règles ne remplacent pas le dimensionnement thermique.

Contactez ENERGIUS avant de signer un devis ou de démarrer les travaux pour sécuriser la chronologie du dossier CEE, l’offre d’incitation et la remise de l’étude à l’engagement.

Votre projet accompagné par ENERGIUS

  1. Premier échange : cultures, surfaces, localisation, isolation, chauffage et consommation annuelle actuels.
  2. Étude préalable indépendante : besoins de chaleur, déperditions jour/nuit, températures, puissance au froid, couverture annuelle, stockage et secours éventuels. Datée et signée, elle est réalisée par un professionnel indépendant de l’installateur, remise dès l’engagement et actualisée si nécessaire.
  3. Proposition technique et financière : implantation, raccordement électrique, réutilisation du réseau, coût des travaux, prime prévisionnelle et reste à charge.
  4. Travaux et mise en service : professionnel indépendant de l’exploitant ou du propriétaire. Les travaux en auto-installation sont exclus. L’installation finale doit correspondre à l’étude.
  5. Contrôle et dossier CEE : contrôle sur site de 100 % des opérations après travaux, devis, facture détaillée, justificatifs techniques, attestation sur l’honneur et coordination du point d’avancement mensuel avec le demandeur de certificats.

Préparez si possible les factures de fioul, gaz et électricité, les puissances des chaudières, la température d’eau en hiver, les surfaces et l’isolation des serres. Des photos de la chaufferie et du stockage existant sont utiles.

Découvrez aussi notre solution de déshumidification thermodynamique pour serres y le fonctionnement du dispositif CEE.

Référence : arrêté du 26 octobre 2026, AGRI-TH-108 et référentiel de contrôle. Conditions applicables aux engagements à compter du 29 octobre 2026 et avant le 1er octobre 2031, sous réserve des évolutions réglementaires. Mise à jour : 29 octobre 2026.

Étudions votre projet de PAC pour serres

Indiquez votre surface de serres, vos cultures et votre chauffage actuel. Nous pourrons examiner les premières conditions de faisabilité, les besoins d’étude et les possibilités de prime CEE.

Contactez-nous au 04 82 82 92 25 ou à contact@energius.fr.

PREGUNTAS FRECUENTES

Les gains dépendent du chauffage actuel, des besoins des cultures, du climat, du régime d’eau et du pilotage. L’étude distingue les économies d’énergie des économies en euros, qui dépendent aussi des tarifs et de l’abonnement électrique. Aucun pourcentage universel n’est garanti.

Aucune surface minimale n’est fixée par bloc. Plusieurs petites serres peuvent être desservies par une installation centralisée si elles respectent les conditions de la fiche. Chaque PAC doit atteindre au moins 300 kW thermiques nominaux ; ce seuil ne s’applique pas individuellement à chaque serre.

Oui, si l’étude confirme son état et sa compatibilité avec les températures, les débits et les besoins de l’installation. Des adaptations, un équilibrage ou des travaux complémentaires peuvent être nécessaires. Le stockage et la régulation restent à vérifier.

Une prise en charge intégrale n’est pas un droit garanti par AGRI-TH-108. Elle dépend du devis, des dépenses éligibles et de l’offre CEE effectivement proposée. Le montant de l’aide, le reste à charge et les frais annexes doivent être précisés avant engagement.

Le projet vise l’électrification totale. Seul un secours encadré peut être conservé : consignation, remise en service manuelle en cas d’indisponibilité des PAC, comptage dédié, au plus 500 heures/an et au plus 12 % de la consommation d’énergie finale du système de PAC, avec relevés conservés six ans. Un appoint courant à combustible n’est pas compatible.

Au moins 150 m³ par hectare de surface retenue pour les CEE (Smin), avec une durée de stockage d’au moins une heure. Le ballon doit être isolé, raccordé aux PAC, piloté par l’ordinateur climatique et équipé de capteurs de remplissage. Le dimensionnement est établi par l’étude.

Avant toute signature de devis ou tout démarrage. L’étude indépendante doit être remise à l’engagement et le dossier CEE respecter sa chronologie. Les nouvelles conditions concernent les engagements du 29 octobre 2026 au 30 septembre 2031, sous réserve des évolutions réglementaires.

Non : pose, raccordement et mise en service doivent être réalisés par un professionnel indépendant de l’exploitant ou du propriétaire. L’étude est réalisée par un professionnel indépendant de l’installateur. Un contrôle sur site intervient après travaux.